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Patient compétent, pensée positive et maladie

Cette notion est intéressante et très nouvelle dans le monde de la médecine; LE PATIENT COMPETENT.

On a tendance  sous-estimer les compétences d’un patient car on le laisse à sa place de « patient »… et le médecin garde sa place de traitant omniscient et tout puissant. Certains s’en accommodent parfaitement et s’en remettent sans poser de questions à leur médecin. Mais pour beaucoup, cette situation est désagréable voire insupportable car le patient est dans le flou le plus complet ou bien il se heurte à un discours bien rôdé qui dit, en gros, que l’on s’occupe de tout et qu’il faut laisser la médecine aux médecins, qu’ils vont faire leur travail… On les tiendra au courant.

En effet rare sont les médecins qui expliquent clairement au patient, la pathologie dont il est atteint, mais aussi son évolution, ses mécanismes et les traitements qui lui seront administrés et cela en détail. Pourtant, un patient informé et accompagné est un patient plus fort car il sait, il comprend et devient alors acteur et non plus « victime » de sa maladie.  On peut aussi voir cela comme un accompagnement personnalisé du patient, dans les cas de pathologies lourdes comme un cancer par exemple.

Cette méthode qui vise donc à informer en détail le patient, responsabilise en fait  le patient car il lui fait prendre conscience de l’ampleur de la maladie et de ce fait lui laisse une place prédominante dans son protocole de soins; C’est là que la pensée positive intervient. La pensée positive permet de voir le verre à moitié plein et non pas à moitié vide, cela joue sur le moral du patient et on sait combien le moral est important dans le parcours d’un malade. Le moral au beau fixe, un mode de pensée positif et la combativité du sujet s’en voit meilleure. On observe beaucoup de cas de rémission ou de stabilisation des pathologies avec ce principe de PATIENT COMPETENT.

Ce concept est né en Allemagne. Un Professeur, ancien chef de service ONCOLOGIE aujourd’hui à la retraite, reçoit et accompagne des patients majoritairement atteints par des cancers. Il affirme que cette idée de PATIENT  COMPETENT aide a prolonger l’espérance de vie de patients condamnés et cela dans de bonne condition, tout en les responsabilisant vis à vis de la maladie, car ils ne subissent plus la maladie, ils vivent avec et deviennent à leur tout « soignants » puisqu’ils sollicite leur « médecin intérieur » afin d’encourager leur corps à se réparer par lui même et pour lui.

La forçe psychologique et de sérieuses motivations sont indispensables, il faut y croire ! Mais au final pourquoi pas ? Pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas ? Nous avons toutes et tous tendance à nous focaliser sur des solutions chimiques pour guérir de nos petits bobos du quotidien comme les plus gros soucis de santé et cela à coup de traitements chimiques lourd et invasifs… Pourquoi la pensée et notre psyché ne seraient-ils pas capables de faire se régénérer notre corps malade ? tout du moins l’aider à combattre et à résister face à la maladie, et au mieux, se guérir de cette maladie. Sujet hautement interessant et ouvert au débat qui va certainement déchaîner les passions ! Moi, patiente atteinte d’un SAPHO j’ai envie d’y croire et j’y crois !

Cette démarche est en effet psychologique et a priori efficace toute proportion gardée comme dit plus haut. Il n’est pas question de ne plus consulter ni d’arreter son traitement ou son protocole de soin ! ce serait plutôt arreter de SURCONSOMMER et préférer un accompagnement psychologique, une démarche personnelle visant à mieux comprendre la maladie et mieux vivre avec pour mieux la combattre et penser positif !

Biensur on ne comblera pas le déficit de la sécurité sociale en un clin d’oeil à coup de soutien et d’accompagnement psychologique, ni par le pouvoir de la pensée positive… Mais on pourrait peut être le creuser un peu moins chaque jours et d’ici 25 ou 50 ans arriver, pourquoi pas, à un certain équilibre budgétaire qui permettrait de redistribuer les budgets à la recherche par exemple. Certains voisins européens y parviennent déjà; Pourquoi pas nous ?

On se demande pourquoi un suivi psychologique dans le cas de pathologies lourdes et/ou handicapantes ne serait pas proposé ou même compris dans les protocoles de soins en France et partout ailleurs ?!? 

Voilà une question intéressante à poser au Ministère français de la Santé…

Mode COUP DE GUEULE :

Biensur on devine une réponse complexe et difficile… mais mais mais ! Il s’agit là de révolutionner le système de santé et de sécurité sociale, et autres prestations sociales…

Il faut responsabiliser les gens et modifier radicalement leurs habitudes de consommation en matière de dépenses pharmacie et consultations, examens.

Il est aussi nécessaire d’inverser la vapeur et de changer les mentalités en France et le rapport à la maladie. Que l’on arrete de surconsommer des méciaments ou que l’on arrete de rembourser à gogo du paracétamol qui moisira dans les armoires à pharmacie…Les médecins doivent aussi changer leur modes de fonctionner et de prescription.

Enfin bon quelle histoire ! Et quel chantier !! Mais cela n’est pas impossible et la situation n’est je crois pas irreversible.

Le problème est juste colossal, la problématique tellement gigantesque que l’on ne sait pas trop par où commencer. Et la peur de la réaction de la population quand on leur demandera ou imposera de changer… Alors voilà, on ne fait rien et on continu a laisser s’enfoncer le système de santé en France car c’est plus simple de ne rien faire !

J’aimerais que pour une fois on est des « corrones » en France est que nos dirigeants tapent du poing sur la table, qu’ils fassent le nécessaire pour rééquilibrer la situation et arrêtent de dire qu’il y a un trou béant dans le budget ou qu’il n’y a plus d’argent.

Si les voisins y arrivent pourquoi pas nous ?! Le système de santé en France est arrivé à son point de rupture et il est temps de le réformer de fonds en combles !


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7 commentaires sur “Patient compétent, pensée positive et maladie

  1. Bonjour à tous,
    j’entends bien ce chemin que l’on nous trace comme patients.
    J’entends aussi que certains thérapeutes sont ouverts à l’expérimentation de la force de l’esprit sur la maladie que l’on refuse.
    J’ai eu cette chance.
    Je souhaite à tous ceux qui en ont la force de forger un esprit dans le refus total de la maladie pour qu’elle recule chaque jour.
    On peut y arriver!

    Bernard
    Belgique, Liège.

  2. Entièrement d’accord avec vous Marie-France. J’ai testé les 2 m »thodes, mais parfois la douleur est intenable, alors on se tourne vers les médicaments…. Actuellement, j’essaye la méthode Seignalet (depuis 1 mois), rien de probant mais je vais continuer encore 1 mois. Nous connaissons très bien notre corps et surtout nos limites, alors chacun fait comme il peut, mais SAPHO est parfois + fort que nous, courage à tous

    • Bonjour,
      Et oui on fait comme on peut car on a pas vraiment le choix, des jours avec et des jours sans et cela de façon assez aléatoire, sans parler des réelles difficultés au quotidien et de l’aspect handicapant de cette maladie. SAPHO est un TYRAN INVISIBLE comme je le disait dans un post précédent.

      Seignalet, je m’y interesse beaucoup mais je n’ai pas encore franchi le pas, j’attends un peu encore avant de commencre cette nouvelle alimentation. Mon rhumato est assez perplexe mais il ne me l’a pas déconseillé dans la mesure ou je dois absolument me faire suivre par un nutritionniste afin de faire le point et prendre les complements alimentaires adequats pour eviter les carences.

  3. Je crois énormément en la pensée positive ,au soutien psychologique ,mieux comprendre la maladie pour mieux vivre avec etc..mais les médecins eux mêmes ne comprennent pas cette maladie ,ils ne savent pas la cause ,ni son évolution et chaque cas est différent. Je sents un certain jugement dans les messages précédents vis a vis les gens qui optent pour des traitements lourds et invasifs.Tant mieux pour ceux qui peuvent vivre et fonctionner sans traitement , Mais Ceux qui optent pour des traitements ,Ne le font pas de gaieté de coeur , Je ne crois pas qu’il y ai une personne qui s’injecte ces produits chimiques par pur plaisir . La douleur d’une personne a l’autre ne se mesure pas . Le handicap que le sapho amène au quotidien est différent pour chacun .et parfois on est prêt a tout essayer pour faire taire ces douleurs a jamais et ravoir une vie normale.

    • coucou MF,

      j’ai bien dit que ces nouvelles méthodes ne doivent pas venir en substitution d’un traitements, bien au contraire mais intégrer pleinement le protocole de soins d’un patient car cet accompagnement est, je pense, important voire primordial pour augmenter le moral et la combativité d’un patient face à la maladie comme je tentis de l’expliquer dans mon article.

      Apres, que certaines personnes décident de stopper complètement leur traitement… ca les regarde. Tu sais, malheureusement après les Anti-TNF… si plus rien ne fonctionne et que l’on ne parvient plus à éradiquer la douleur, je crois qu’il ne reste pas grand chose comme réponse thérapeutique côté médecine hélas.

      Le tout etant de trouver la solution qui nous convient, chimique ou pas…. le principal est que l’on arrete de souffrir et que l’on puisse revivre et non plus survivre !

      Bonne semaine à toutes et tous.

  4. Bonjour, Merci pour votre réaction qui fait plaisir à lire.
    Concernant les traitements, je n’en ai plus pour le moment… je calme les poussées les plus douloureuses avec des antalgiques fortements opiacés et le reste du temps je ne prends rien… par choix et parce que je veux croire et faire confiance à « mon medecin intérieur ». On verra bien ou cela me mène et surtout combien de temps.

    AISM ou AIRSS… peu importe au final ! Je crois qu’il ne faut pas s’arreter aux organismes et que nous sommes toutes et tous logés à la même enseigne face à la maladie de SAPHO 🙂 car la maladie, elle, n’a que faire des clivages ou des diverses organisations; j’ai d’ailleurs mis en lien votre association dans la section BLOGROLL comme vous pouvez le voir.

    Un lien ne peut pas faire de mal et toute occasion d’augmenter sa visibilité est bonne à prendre ! Biensur les deux associations sont differentes mais toutes deux portent le même message et autant de soin et d’attention, d’altruiste et d’écoute pour leurs membres. C’est bien là le principal. Du soutien, communiquer et lutter ensemble contre SAPHO pour notre bien être au quotidien. Faire avancer les choses pour les malades et leur entourage, voilà c qui est à mon sens essentiel.

    CONTINUONS !
    Sincères salutations et au plaisir de vous lire ici ou là.

  5. Bonjour ,
    et merci pour ce message à la fois  » coup de gueule  » et pourtant , porteur d’espoir ! Vous avez joliment et exactement relaté la  » philosophie  » de notre association , l’AISMS ! Nous sommes plusieurs  » SAPHO  » à vivre sans traitement , preuve que cela est possible ! Je ne voulais pas intervenir , n’étant pas votre association d’adhésion , pour ne pas créér de polémique mais devant vos idées , identiques aux notres , je crois qu’il est bon de signaler que nos espoirs peuvent passer par des chemins autres que  » médicaux  » à 100% ;
    merci de l’avoir dit et écrit ,
    Corinne MANTELET , présidente AISMS

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